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JO CASSEN

Ecrivain, théâtre et poésie

En déroulant cette page, vous pourrez lire les poèmes qui ont été distingués au

Concours de Poésie "Charles Trenet 2014"

-Poésie Classique 2ème prix "LE DELICE"

- Poésie Libre 1er prix "DE LA BRAISE ET DE L'EAU"

- Prose Poétique 1er prix "JE TUTOIE LE DIVIN"

et

au Concours 2015 SALON ORANGE à REIMS

- Poésie Libre : " Aux portes de Sodome"


Avance Hercule !

Lorsque tu ne sais plus où te guident tes pas

Quand apparaît lointain le sommet vu si proche

Si le combat pervers prend le goût du trépas,


Alors sans hésiter, et sans quelque reproche,

Au défi sans objet arborant mille attraits,

Sans un émoi renonce et chasse le gavroche.


Ces barricades-là ne fleurent pas l’abstrait,

Et ton rêve éveillé doit rester utopique

Au pays des seigneurs au clair regard distrait.


Bien sûr, tu l’adoras la grande joute épique,

Tu frémis même encore à cette allusion

Du dessein flamboyant qui masquait l’entropique.


Bien sûr, tant de minots firent l’effusion,

Et maniant l’esprit, et le corps et la langue,

Au divin paroxysme ont dit l’illusion.


Bien sûr, tu les croyais chantant l’idéolangue,

Ces disciples élus qui louaient le sérail,

Entre deux traits d’humour et ce fol virelangue.


Bien sûr, as-tu brûlé te frappant le poitrail,

Aux échos fabuleux des grands soirs de première,

Quand le flot s’étourdit sur la barre corail.


Maintenant vient le temps d’oublier la prière,

L’obsolète façon a cédé sous les coups

De maints complots ourdis à vertu meurtrière.


Déjà le jour se lève, il dit porter beaucoup ;

Nonobstant ton effroi par ce vent de misère,

Tu dois lever le gant et payer le surcoût.


Il est tard, la nuit point, écourte le rosaire,

Avance cœur serein, ce monde incohérent

Souvent cannibalise, imite la drosère.


L’esprit fort très souvent se fait indifférent

Pour exister peut-être ou simplement survivre ;

L’authentique douleur exclut l’intolérant.


Parce qu’il faut encore, aimer, aimer, poursuivre

Le chemin cahoteux et maîtriser la peur,

Sortir victorieux de l’ignoble vouivre.


Quand tu l’auras vaincu l’horrifique torpeur

Ici présente toi, fort de dompter ta rage,

Pour agir simplement hors de toute stupeur.


Formidable challenge, épreuve de courage,

Tant il est difficile, au-delà du banal,

De combattre la houle, éviter le naufrage.


Et plus tard, apaisés, consultant ton journal,

Des enfants ébahis lèveront le mystère,

Colporté par on-dit ou tout autre canal,


D’Hercule l’épopée aux rives de Cythère.


5/9/2014

Fantaisies

Jo Cassen

Tous droits réservés

In fine

Pourquoi croire à demain quand aujourd’hui refuse

Le jour d’après l’orage oublierait-il mesquin,

La souffrance d’avant et la douleur diffuse

Le mal a jeté l’ancre, il rit du saint-frusquin.


Comment parfois prétendre atteindre la lumière

Alors que tout se floute à l’horizon noirci

Chaque pas est un pas qui t’enfonce en tourbière

Pour interdire encor l’éventuel sursis.


Où se perdre à loisir pour s’enfuir de l’impasse ?

S’étourdir davantage aux philtres enivrants,

Gommer l’illusion, briser la carapace,

S’enfoncer en douceur loin des effets navrants ?


Quand ton regard livide ignore s’il te guide,

Respecte le dessein, enlève le décor,

La nudité parfaite a la saveur languide,

Et son dernier désir se passe d’un accord.


Qui saurait deviner que derrière le masque

Le sourire serein, le rythme vagabond,

L’étrange volonté rien ne cède au fantasque

Elle se fortifie à l’air nauséabond.


30/10/2014


Fantasies

Jo Cassen


Tous droits réservés

Le vilain souvenir

Souvent il nous entête, un refrain bucolique,

Rengaine pastorale aux accents de supplique ;

il chante les frissons, le souvenir d’antan,

Une accroche à l’hier, désarroi repentant.


Une image surgit, une réminiscence

On la croyait perdue avec l’adolescence ;

Ce long chemin de vie ici clôt son parcours,

À la case départ, il reprend son discours.


Parce qu’il est écrit, oubliez l’argutie

Que jamais ne se fond, malgré la minutie,

Et tout ce soin jaloux pour ôter le tourment

L’empreinte indélébile, aveu d’égarement.


Et l’on cherche raison de cette ritournelle,

Un caprice mental, la faute originelle ?

Mais s’égare l’esprit aux méandres du moi

L’obscur cheminement où s’étourdit l’émoi.


Un instant tôt vécu marquera son emprise,

Idyllique ou vulgaire, apaisé, bruit de crise

Il perdure maillon de la chaîne du temps

Et résiste serein à la mort du printemps.


Chassez le diabolique, on connait le syndrome,

Au soir du grand bilan, dégustez chaque arôme,

Demeurez cet enfant qui commit tant d’erreurs,

Et ne le laissez point se vêtir de terreurs.


06/11/2014

L’huitre et la bourriche

Puis-je dire parfois, sans crainte de l’affront,

Que vénérer le beau, le troublant ou l’énigme,

L’esthétique parfaite est un mien paradigme ;

J’en assume le poids, et porte fier le front.


Le grassouillet repu m’excite le néphron,

J’ai presque la nausée, ouïs-je borborygme ?

Qu’il soit dit : peu me chaut, j’ignore le phénigme,

Je circule céans, vous contemplez gnafron.


À l’étron du village au menton en galoche,

Je me sens le désir de mettre une taloche,

Tant je n’ai vu jamais un bourrin sur Auteuil.


Oblige-t-on benêt au compliment qui triche ?

Je respecte chacun, je cède mon fauteuil,

Mais je ne confonds pas mon huître et sa bourriche.



04/11/2014

L'Amerloque

Parce que nul ne sait, où commence, où finit

L’infernal carrousel où Satan fait son nid

On enterre les corps, feus de quelconque cause

Et s’invente l’histoire, en blanc, noir et en rose.


Les guignols de parade entonnent le discours

Il émascule tout ; On arrose la cour

(Que le fait réjouit) : Elle apporte la fesse

Tant Sodome lui plait… puis passage à confesse.


Peu comptera le rite, un lâche est un vassal :

Le pékin vit sous coupe, authentique féal,

La flatterie inonde au désert de son âme ;

Elle aura tout éteint, plus de petite flamme.


La démarche est fort simple : un prétexte grossier

Que chacun peut comprendre, un soutien financier

(Le nerf de toute chose), à l’abri la fortune

Qui jamais ne se perd, ô sagesse opportune !


Point ne s’agit ici, de votre doux livret !

Cela ne compte pas, ce pécule pauvret

Rejoindra sa famille, il contribue lui-même

Au grand bal des cocus ; Où serait l’enthymème ?


Ce pays de culture aime tradition

S’enorgueillit toujours de l’érudition :

Les cons, les plus nombreux, feront beaux macchabées

Les nantis épargnés, les divins scarabées.


On peut commémorer, évoquer les moulins

Les héros calcinés, les sombres margoulins,

L’important n’est-il pas de plier la racaille

Qui devra se démettre ou répondre à flicaille.


Depuis la nuit des temps, les uns ont le pouvoir

Et l’argent, le confort, et parfois le savoir

Les autres (valetaille) apprécieront les miettes

Ravis de bonne foi d’admirer les paillettes.


Ce n’est pas évident de glander hébété,

D’avaler boniments sans paraître embêté,

Il faut la belle dose, un surcroît d’ânerie,

D’aucuns oseraient dire : Etat de connerie.


Plus concret le constat : Le crétin est jaloux;

Un égo sans égal, il hait, le morfalou,

Tout ce qui lui ressemble et mettra tout en œuvre

Pour briser un talent, en fuyante couleuvre.


Ainsi sale boulot s’accomplit sans émois,

Le tordu, le bancal ôtera siamois,

Pour le prix de la honte, il aura sa breloque

Et tout le fier au front, c’est presque un Amerloque !


4/11/2014

Retour à la préface

Je décidai ce jour de revenir ici,

Pourtant rien n’est facile et pourtant me voici ;

Je peux mettre mes pas dans le reste de trace,

Les souvenirs confus, bousculer la cuirasse.


On se blinde souvent de peur de l’affronter

Le péril innocent, hurlement à dompter

Perdu dans la mémoire, enfoui sous mensonge

Qui déguise l’oubli sans altérer le songe.


Que d’efforts accomplis pour habiller le vain,

Combien de pleurs d’effroi s’étouffent dans le vin,

Pour résister toujours, odieux maléfice,

La contrainte superbe éradique artifice.


Je le connais trop bien cet ignoble tourment,

Nous marchons de concert, liés par le serment

De laisser reposer les démons et les anges,

Tant sommes horrifiés par d’inouïs challenges.


Le séjour de l’esprit se sustente de mort

Réfute le regret et bannit le remords

Il étouffe écoeuré le signe de faiblesse

Il impose sa loi sans l’infime noblesse.


Tu sais sous chaque pierre, un rire ou le sanglot,

La mèche de cheveux ; Tu vis royal-tringlot,

Toujours à bonne place, un leurre du rivage,

Pantalon éloquent qui masque son visage.


Tu l’entends cette voix, devines le regard,

Le battement de cil, le petit air hagard,

La source tant chérie, une dernière preuve,

Pourquoi chercher toujours à plier sous l’épreuve ?


Prends un autre chemin, on ne le refait pas,

Si la chimère naît sous ton mea-culpa

C’est que tu viens d’entrer au pays de folie

Où tout te sera simple en la mélancolie.


J’entends déjà l’écho, je distingue l’appel,

Magique symphonie aux accents de gospel,

Lorsqu’enfle tourbillon de l’étonnant prophète

Qui follement s’enivre au grand soir de défaite.


Je décidai ce jour de revenir ici,

Pourtant rien n’est facile et pourtant me voici ;

Je peux croire avoir su, je porte haut ma face,

Bonjour mon bel échec, retour à la préface.


3/11/2014

Au Pays d'où je viens

Diantre ! Que serai-je demain ? Quand, où, pourquoi ?

Dois-je m’inquiéter, éprouver une crainte,

Entendre quelque appel, voire écouter la plainte ?

Quel détonnant propos, il me laisse pantois.


Au pays d’où je viens, haut-lieu d’intelligence,

L’universel scrutin désigne chaque chef,

Il nous échoit toujours d’opiner derechef,

En l’instant crucial, il maîtrise l’urgence,


Au pays d’où je viens, offert au fol crétin,

L’idiot du canton sémaphore du monde,

Oublieux d’un dessein, accompagne l’immonde

Et boit l’abominable aux grands airs de pantin.


Au pays d’où je viens, où la côte est si belle

Le travail est banni, car l’électeur choyé

Depuis longtemps déjà fait le choix d’aboyer,

Chantre d’assistanat en sa cité poubelle.


Au pays d’où je viens, tous avis divergents,

La sécu joue en berne et les champs en jachère ;

Un bel émir narquois a remporté l’enchère,

Pour le bonheur dit-on, des peuples émergents.


Au pays d’où je viens, ce chemin que l’on cherche

D’authentique fortune ou peut-être de foi,

Je ne l’entrevois pas, pas même quelquefois ;

Je ressens l’anathème aux lèvres du faux-derche.


Au pays d’où je viens, Voltaire a clos les yeux

Et Rabelais vomi car le mets l’épouvante,

Hugo ne combat plus tant la scène est navrante ;

Pourquoi la liberté se dissout-elle à Dieu ?


Au pays d’où je viens, gagne l’obscurantisme,

Les arts et la culture au ban de nation,

Modèles formatés sont une religion,

Le sommet affligeant d’un vil pharisaïsme.


Au pays d’où je viens, falot contributeur,

Au superbe tonneau dépose son obole,

La réponse obligée au discours parabole

Du roitelet repu déloyal contempteur.


Au pays d’où je viens, on a rendu les armes

Le peuple est à genoux, vassal, obséquieux,

Quémande son aumône, une offrande des cieux

Pour apaiser colère et ardentes alarmes.


Au pays d’où je viens, le mensonge partout

Habille le propos, chacun porte le masque

Ne rêve même plus, une posture flasque

La réponse banale, étrange fourre-tout.


Au pays d’où je viens, puisque rien n’est possible

Je trace mon chemin vers un autre univers,

Pour être utile un peu, habiter mon hiver,

Agir encor céans contre l’inadmissible.


31/10/2014

Oubliez Chantecler,

Je ne suis pas fier gallinacé,

Qui dédaigne sa cour et parade héroïque

Couvre-chef rutilant, impassible et stoïque

Fat trou du cul pataugeant chiassé.


Je ne veux pas baisser les yeux, regarde

Ici, regarde là, quand distinguer l’espoir ?

Même le sable fuit ; Que fais-tu sur perchoir ?

Tu contemples le feu… désir, mégarde ?


Je ne peux pas tête tourner; je vois

L’insigne décadence et le néant de l’âme,

Je vois dans le réel ma maison dans la flamme;

Folle débauche en sinistre convoi.


Je ne sais pas accepter le mensonge

D’un monde qui s’écroule en dansant la salsa,

Pour que d’un homme libre on valide un forçat,

Authentique vassal. Tuer le songe !


Il a baissé les bras, son paradis

Disparu dans le noir, erre fantomatique

Il tend la main d’obole et obscur hérétique

Se chante portefaix à trois radis.


Le désert de l’ambition vulgaire,

Le format accepté, l’officiel propos

Les moutons de Panurge engorgent les copeaux ;

Se sustentent de peu, le goût grégaire.


Chacun veut sa place au bal des vendus

Faire un petit marché, dénoncer sa voisine

Qu’elle porte niqab ou lise les fanzines

Suivre chemin tracé, sens suspendus.


Je ne veux pas baisser les yeux, débattre,

Toujours, avec mes mots, les armes à la main

Lucide et sans effroi ; Sur le grand parchemin

Ecrire nouveau bang, agir, combattre.


28/10/2014

Chronique d’un jour ordinaire

Quelques larmes de pluie inondent son visage

La froidure d’hiver cingle et perce la peau

Pour la énième fois revêt ses oripeaux

Tel un esclave mort acteur du vil présage


Sa paye, trois écus

Pour taire la colère

Survivre la galère

Et jouer les faux culs.


Quelques larmes de pluie apaisent son angoisse,

Dehors il vit à l’air aussi chaud que dedans

Le chauffage est éteint, souvent claquent les dents

Le train-train ordinaire ou la banale poisse


Sa paye, trois écus,

Le prix de son silence,

Pour taire l’insolence

Celle des torche-culs.


28/10/2014

Je cherche la notice…

Suffirait-il de mots, de gentilles images

De larmoyants propos, d’un accent désuet,

La vieille sérénade inventant cent mirages

Du croustillant fantasme à voir hurler muet ?


L’on ne saurait répondre à question qui fâche

Sans froisser l’amitié, le plus simple respect :

Qui pourrait sans vergogne, agir en pauvret lâche,

Dénoncer tout à trac sans paraître suspect ?


Combien est redoutable opinion sincère

Qui se fonde toujours sur l’éthique ou l’amour

Le rythme beau, le vrai, sans besoin de glossaire,

Tant la riche pensée abonde traits d’humour.


Pourtant, et fort souvent, le chant de volupté

Imite le vulgaire, il s’applique à décrire

Le superflu, le gras, l’interdit décrypté ;

La jouissance étrange a perverti l’écrire.


D’aucuns sentent le piège et contournent le fond :

Ne pas dire l’envie ou le goût pour cet autre ;

Taire à bon escient, oublier le profond,

Et se prétendre enfin miraculeux apôtre.


Et l’on ira chanter, les soleils et les blés

Les gazouillis d’oiseaux, les pleurs d’une princesse,

Le paisible du ru, les torrents endiablés

Pour toujours éviter la fétide bassesse.


Avec autant de zèle, il serait pertinent

De s’imposer parfois de dire et de redire

De scander, de chanter ; le mot est fascinant,

À haute voix toujours ; le silence à maudire.


Alors, ouvrant l’oreille, un peu le cœur aussi

L’on aurait ce loisir, félicité suprême

D’entendre le poème à la loupe grossi

Le sens et la vertu, le bon lait et la crème.


Je m’insurge parfois, en ai-je la raison

Contre le vain, le triste et l’oraison factice

Mais je ne détiens pas dive combinaison

Alors, sous mes moulins, je cherche la notice.


02/10/2014

Aux portes de Sodome


Concours 2015 SALON ORANGE REIMS

Poésie Libre : Diplôme d'honneur

Pour défaire un peu plus, ce qui ne tenait pas,

Ces lambeaux d’illusion où le faible s’enivre,

Lui qui ne cherche plus, ce qu’il veut, où il va

Mais clame malgré tout le désir impossible.


Pour encore raser trop d’édifices vains,

Démonter la raison qui jamais ne raisonne,

Arracher toute trace au hideux, au sournois

Et s’assoupir enfin, sans l’once d’amertume.


Et tu croyais ainsi provoquer l’inquiétant,

Te frotter au dément qui hante l’hypocrite,

Ériger en contrainte un simple soubresaut

Qui pourrait réveiller l’esprit dedans ses limbes.


Il est bien de rêver à l’autre lendemain,

De vouloir pour autrui autant que pour soi-même

Un jardin dévasté sur un rocher fumant

Pour dessiner peut-être un éden de joie.


Quand le noir est trop noir et le vide partout

Quand le feu veut le feu, le glaive par le glaive,

Manigance perfide ouvre porte d’enfers ;

Il te reste céans, l’abject et le sordide.


30/09/2014

Je tutoie le divin.


1er prix de Prose Poétique

Grand Prix de Poésie Charles Trénet 2014

Et je m’abreuve encore à la source maudite, celle de tous les livres, des contes élégiaques, des prisons, des harems ; je m’étourdis toujours parce que tu existes, et que l’extase vaine est un palais charmant.

Je désire tes charmes, tes appas effrontés, le goût de chaque larme qui perle de tes yeux ; rêve-moi l’interdit.


Au tréfonds de ton âme, avide je pénètre ; mais avec volupté, je m'enivre jaloux du suc de la folie ; rêve-moi l’interdit.


J’exige l’explosion, la splendide éruption quand tu as décidé de l’offrande sacrée ; rêve-moi l’interdit.


Dessine-moi le mot qui apaise mes maux ; chante- moi ta douleur sous l’exquise percée ; fouille chaque recoin où ton souffle m’aspire ; rêve-moi l’interdit.


Et je m’abreuve encore à la dive fontaine, celle de mon enfant, ma poupée, tant épouse et putain, la complice d’hier et de tous mes demains, parce qu’à perdre haleine, je tutoie le divin


29/09/2014

Belzébuth

Tu ne prônes pas la paix,

L’amour ou la tolérance,

Factices humeurs ; Le rance

Penchant au fard trop épais.


Tu ne revendiques point,

Le combat vain, inutile,

Fol espoir, effet de style,

Jeu de mort en contrepoint.


Funeste dessein, si beau

Le sourire sardonique


Sot, tu peux mourir, pied-bot

Ou déclamer l’utopique



24/09/2014

De la braise et de l’eau

1er Prix de Poésie Libérée

Grand Prix de Poésie Charles Trenet 2014

J’ai pour dompter le temps, l’espace qui chancelle

De morte volonté ;


Je suis le lâche errant, en vaine solitude

Abimé dans le noir.


Entends-je fol ersatz de la dive Aphrodite ?

Révèle-moi l’écueil!


Tairas-tu cet instant, ô fantasque sirène

Le brûlant du soupir ?


Je veux tuer l’émoi quand le feu de ta lèvre

Irise le pékan ;


Eclaire pour mes yeux l’interdit tabernacle

Où se vainc l’irréel.


De la braise et de l’eau, que gronde le tonnerre

Explose le carcan.


°


Le temps a décidé du jeu de l’étincelle

Il agit effronté.


Je suis le va-et-vient, ivre de certitude

J’inonde promenoir.


Pourquoi tout ce non-dit de la passe maudite ?

Condamnez le cercueil !


Hurlez toute la joie, éblouissez l’arène,

Je vous entends glapir.


Je suis devenu Dieu, le plus brillant orfèvre,

Je suis le point sécant.


Pour ici, pour ailleurs, quoi que dise cénacle

Le projet idéel


De la braise et de l’eau pour ôter l’ordinaire

Toi, lagune et volcan.


Fantaisies


15/09/2014

Maëlstrom

C’est parce que souvent ce monde paraît sot

Qu’aux fins d’une action, peut-être le grand bruit,

Même si l’on espère arrimer le vaisseau,

Influencer le cours, nul ne sait être instruit.


Pourtant, écoute- moi, cette lutte inégale

Emporte les espoirs, les désirs, rien n’égale

Le vil doute où chacun, tout son saoul, boit, dégueule.


Du fol imbroglio s’entrevoit le sursaut,

Du superbe cloaque où pourrit le bon fruit,

Dans l’embrouillamini se mesure l’esseau,

Et tu voudrais l’offrir à l’hérétique autrui ?


Un solfège, une gamme ou leçons : ridicule

Oraison dans le vide ou pâmoison bégueule ;

Absorbe le nectar au fond du réticule.


14/09/2014

L’envie

Sans me dire un seul mot, me souffler son désir,

Sans laisser de message, un billet laconique,

Sans même envisager un trémolo cynique,

Elle a fui, tout de go, c’était son bon plaisir.


J’ai constaté le fait, tu la conclusion,

À quoi pouvait servir de faire illusion,

Le plus bel édifice a souvent une faille.


Dès lors pourquoi gémir sur le vain artefact,

Devant ce beau destin, j'attends regard intact

Surtout point de regret pour cette boustifaille.


Sans te frapper le front, te surprendre à gésir,

D'ennui tétanisé ou chaussant la manique,

Rejette cette idée au relent messianique,

C'est constat évident, sans être grand vizir.


3/9/2014

Le Défi

Voici Mars, quand la mer dit sa colère,

Tous sont prêts pour le fameux rituel,

L’Islande et ses dangers, perpétuel

Combat, l’isolement et sa galère.


Le flot terrifiant et le tourment

De peur, frêles esquifs, et la tempête

Redouble ; Enfin, le grand jour se répète,

Miraculeux sous le ciel noir dément.


Un ballet infernal où le genièvre

Coule, où piqueur, décolleur et trancheur

Chacun danse son œuvre, ivre pêcheur

D’impossible, sous la lune sans fièvre.


Demain, c’est fête, on ira se coucher,

Oubliant les frayeurs dans la douce chaleur,

L'âme sereine, malgré le pleur

Pour ceux partis et sans s'effaroucher.


Les riches salaisons, la frénésie

Pour se donner la force et repartir,

L’histoire s’écrit, sans se départir

De ce calme ; un air pur de poésie.


2/9/2014

Le Passage

Le

Pourquoi ?

Juste Feindre

L’étonnement,

Et le pieu mensonge

Qui évite l’aigreur,

Pour que douleur s’apprivoise ;

La souffrance se tait, les yeux

Ne versent plus les indécentes larmes ;

Le ciel se pare aux teintes de l’espoir,

Le renouveau, là, pour écrire le vide,

Maintenant, le possible, et le chant de la mer


Bleue.

Narquois,

Pourquoi peindre

Du bleu qui ment

L’infernal du songe ?

Reconnaître l’erreur,

Libre, présenter l’ardoise

Tuer, effacer l’ennuyeux,

Le sot regret et rendre les armes ;

L’oubli, pour ne pas hurler au miroir,

Nul reflet chéri ne pourpre le livide,

Tu vis ton abandon qui draine goût amer.

Toujours, le grand cirque flirte aux confins du mesquin,

Dédaignez son chemin, osez ! Fi du saint-frusquin.


29/08/2014

Le Délice


2ème Prix de Poésie Classique à forme régulière

Grand Prix de Poésie CHARLES TRENET 2014

Qu’il paraît jouissif, un délice inouï,

De braver l’interdit et de tenter le diable,

Pour tutoyer les dieux, vertige inoubliable

À la limite extrême, explose, évanoui.


Le délire et sa transe, eden épanoui,

Tentation superbe ou mythe inviolable,

La sirène des sens comble l’insatiable

Elle chante désir, orgasme réjoui.


Je reconnais enfin la cause étincelante

Qui te porte au sommet où laisse pantelante

La plus vaine raison, au plus amer moment.


Pourtant je me délecte à la douce fêlure

Qui habite ma tête, un supplice dément

Et m’enivre toujours attisant la brûlure.


28/08/2014

Le chant à l’hypocrite

Un jour, tout se termine et c’est un peu la nuit,

Le dernier courant d’air ressemble aux derniers souffles

Et s’enfuit l’avenir tout au bout de l’ennui.


Banal itinéraire, il laisse les pantoufles,

Cette froide épopée inutile et sans goût

Oblige seulement à chausser quelques moufles.


Un hiver gris et blanc bâillonne le grigou,

Il nous a trop usés en vaines sérénades,

Respirez le silence où se tait le bagout.


Et l’on ne pleure pas, nulle pantalonnade,

-« On l’aimait, il nous manque, ô le sort est cruel ! »

Qui croirait en l’instant à la triste panade ?


Personne ! C’est heureux, car l’écho factuel

Vous renvoie une image, un reflet qui désole,

L’artifice du vide et du plat rituel.


Depuis longtemps déjà, chacun sa camisole,

Pour lutter contre tous et tel sage avancer

Agir sous traitement, -« Merci le pyrazole. »


Le forcené toujours oblige à compenser

Détourner le regard, étudier la posture

Parce qu’il est très fort, soit dit sans offenser.


Vous ne lui devez rien de la belle nature,

Vos efforts, vos talents, ces mérites par cent,

Sont à vous, bien à vous, et non à l’imposture.


Vous ne lui devez rien, non, rien de renversant,

Ce qui vous appartient, (ces biens sans héritage),

Procède de vous-même, et de votre oeil perçant.


Vous ne lui devez rien, vous n’êtes pas otage,

Partout, par monts et vaux, vous avez agi seul

Alors, pourquoi soudain remettre en ballottage ?


Sans peur et sans reproche, au pied de ce linceul,

Plastronnez, paradez, rêvez en solitaire…

Et crachez dans la soupe, au-revoir à l’aïeul.


La si belle chanson, vous ne pouvez la taire,

Elle enchante la vie et bâtit les remparts,

Et toujours en devoir, chante velléitaire.


D’aucuns vous flatteront en ce jour de départ,

Ils clameront très haut, vos vertus, la science

Pour peut-être espérer, l’insigne quote-part.


J’en connais même aussi qui parlent clairvoyance,

Ivres de jalousie ou d’un mièvre intellect,

Qui n’ont pas reconnu chez l’autre la vaillance.


Il est beau, juste et grand le nombril de l’affect

L’égoïsme jaloux de votre cœur est maître ;

Sans doute porte-t-il un réservoir abject.


Vous aimez tant la vie et voulez le bien-être,

Votre sérénité s’accommode toujours

De cette indifférence à qui vous a fait naître,


Vous êtes un crétin ; je ne dis pas bonjour.

Jo Cassen

Fantaisies

13/09/2014

Recueil « Le bon grain et l’ivraie »

ISBN 979 10 90120 28-0

Tous droits réservés