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JO CASSEN

Ecrivain, théâtre et poésie

Le clown blanc

Il n’intéresse autrui que pour le strict apport,

Le bonheur procuré, l’intense flatterie,

Le magique miroir aux dons d’idolâtrie,

La belle illusion, le « rêve passeport ».


Conquérant d’impossible, il croit toucher au port,

Tout à trac lui répond une filouterie,

Il en reste pantois : une coquetterie ?

La discrète fierté limite le transport.


Alors sur le métier, il remet son ouvrage,

Il sait que le travail apaisera sa rage,

Et parmi cent vertus, il aime la pudeur.


Parfois, malgré les maux et la vive souffrance,

Il repeint l’horizon, un jardin de splendeur,

Mais déjà ses amis osent leur différence.


Jo Cassen

Itinérances

29/12/2013 & 19/5/2017

Tous droits réservés

L’abécédaire

Allez, allez, soyez bien sage

Bâtissez-moi en quelques vers

Ce joli texte – apprentissage

De cent couleurs, rouges et verts


Evitez si vous le pouvez,

Formules trop, simples ou creuses,

Grandissez l’air et m’émouvez,

Haussez le ton, rimes heureuses,


Impérissable resterez

Joueur de mots, vivant trouvère

Karma serein, vous cèlerez

Lune oasis, au fond d’un verre ;


Mordez, Mordez, à pleines dents,

N’ayez pas peur de la réplique,

Osez dessins ou incidents,

Polissonnez le bucolique


Quel que sera le dénouement,

Rutilant ou fort monotone

Serez très fier de l’enjouement.

Tout cet effort pour nuits d’automne


Ultime mot, point à la ligne.

Vérifié, juste appairé

Warning éteint, pause maligne

Xylophone pour tempérer


Youyou de joie, enthousiasme

Zénith alors ! (ou le sarcasme).


Jo Cassen

« Itinérances »

23/01/2014

Tous droits réservés

Jeu d’hiver

J’ai perdu mon bonnet

Basque

Et mon vieux bâtonnet

Flasque


Je chausse cardigan

Orange

Allure de brigand

Etrange


La belle arrière-saison

Fraîche

On part en déraison

Brèche


Nous voilà de travers

Obliques

Et peut-être à l’envers

Reliques.


Les copains en pétard

Dommage

Le grand air du fêtard

Ramage


iTinérances

22/01/2014

Le Silure et le détritus

Le silure et le détritus

iTinérances Nathalie Cuisset

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On le dit fin calculateur

(Travaille peu, parcimonie)

Du détritus, fin prédateur

Pour ajuster cosmogonie.


Parfois, mettra son entregent,

Dans une action silencieuse,

(Même si d’avis divergent)

D’une façon … audacieuse ;


Mais le faisceau du projecteur,

(Ceci dit sans acrimonie)

Eclaire fort le délateur,

Pour souligner la félonie.


Ce traitre joue en négligent

Et sa posture obséquieuse,

(Qui n’aura rien d’intelligent)

Tôt apparaît… laborieuse.


Pour servir grand usurpateur

Féal valet en baronnie

(Tout petit bras, fabulateur)

Allègue que, c'est... symphonie !


Léviathan, c’est affligeant,

(Belle manière insidieuse),

Se révèle fort diligent

Pour l’estocade impérieuse.


Décision de l’imprécateur

Il faut rompre la dystonie

Nomme silure, liquidateur

Le détritus, à l’agonie


iTinérances

23/01/2014

Ils ont tué Arlequin

Ceci est un pamphlet,

Réponse cohérente,

Sorte de camouflet

A vertu délirante.


Souvent en nos pays, sauf à être embusqué,

Agir sans équivoque

S’apparente à l’outrage, et sera offusqué

L’ami que l’on provoque.


Lors il se vengera, sentiment aboli,

D’une façon obscène ;

C’est sa façon à lui de punir l’impoli

Au sortir de la scène.


Agissait-il mesquin, authentique requin ?

Toute la panoplie

Du plus parfait coquin pour tuer Arlequin ;

Ouf ! Mission accomplie.


Quoique d'air aigrelet,

De posture marrante

Voyez bien le reflet

De morale effarante.


iTinérances

22/01/2014

Sources vives

28/07/2016

La petite boite

Une petite boite, à croquer, un délice

A l’étonnant aspect

Une riche palette

De jolis teints pastel

Des émois le refuge

Parfois le confident…


Une petite boite, à croquer, la complice

De mon désir suspect

De taquiner bluette

Au retour du motel,

Coquinet subterfuge

A l’oubli évident.


Une petite boite, à croquer, le supplice

De l’abord circonspect

Alors que l’amulette

L’ultime dard mortel

A l’effet centrifuge

Dans le cœur, un trident


Une petite boite, à croquer, à malice

Elixir d’irrespect

La conclusion simplette

Sacrifice d’autel

Ruse de solifuge

Pour l’ultime incident.


Itinérances

15/1/2014

Pour un dernier Sabbat

3ème Prix - catégorie Chansons

JEUX FLORAUX DU BEARN 2015

Pour un dernier sabbat

iTinérances Nathalie Cuisset

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(chanson)

Quand, si tu le veux bien

Pour un nouveau départ, une nouvelle histoire

La main dedans la main, sans effet oratoire

Je chanterai combien…


Je t’aime d’amour fou,

J’ai besoin de tes yeux, j’ai besoin de ta lèvre

J’ai l’envie, une fois, de revivre la fièvre

Sans quelque garde-fou.


Je brûle de cent feux

Tu allumes la mèche et plus rien ne m’arrête

Je veux petite mort au fond de ma chambrette

Fantôme boutefeu.


Quand, si tu le veux bien

Pour un nouveau départ, une nouvelle histoire

La main dedans la main, sans effet oratoire

Je chanterai combien…


Tu reviendras toujours

Tu hantes mes pensers et chacun de mes songes

Tu reviendras toujours, avec tous tes mensonges

Insolent contre-jour.


Pourquoi tout ce désir ?

Pourquoi désespérance habite ma mémoire

Serait-ce le défi d’un jeu expiatoire ?

Pourquoi ce déplaisir ?


Quand, si tu le veux bien

Pour un nouveau départ, une nouvelle histoire

La main dedans la main, sans effet oratoire

Je chanterai combien…


Je veux être rempart

Que tu chevaucheras, un conquérant splendide

Ignorant des dangers, insensible au sordide

Mon rêve de départ.


Dans ce monde là-bas

Où tout ne tient à rien, où se mire l’étoile

Dans des eaux de limpide ou trépide mon squale

Pour l’ultime sabbat.


Quand, si tu le veux bien

Pour un nouveau départ, une nouvelle histoire

La main dedans la main, sans effet oratoire

Je chanterai combien…


Quand, si tu le veux bien

Pour un nouveau départ, une nouvelle histoire

La main dedans la main, sans effet oratoire

Je chanterai combien…


ITINERANCES

15/01/2014

Chanson à Emilie,

L’histrion et le réviseur

(fable onirique)

Cet instant solennel suffit à tout bonheur,

La richesse de l’homme, un regard authentique,

L’intérêt en éveil, une sorte d’éthique,

Ce qui fait la droiture et porte haut l’honneur.


Jamais, au grand jamais, le choix du raisonneur

Ne prend a priori sa source en égotique,

Pas a fortiori dans le fait dogmatique,

Son jugement si libre est de haute teneur.


Toujours la décision découle du bon sens,

Ce précieux cénacle honnit désinvolture,

La prudence l’oblige à chasser le non-sens.


Alors votre chemin, effronté histrion

Les crabes au panier défendent goupillon

Protégez vos talents, combattez l’imposture.


5/1/2014

Itinérances

Le chat et la souris

Pour s’être pris au jeu de prouver sa faconde,

Sur de son élégance et d’un bel air distrait

Le regard toujours haut, testait le fort attrait

Dont témoignait souvent pommette rubiconde.


Cette manière- là se révélant féconde

Et devenu si fier de l’élégant portrait,

Chaque jour un peu plus il soulignait le trait

Jusqu’au délice fort, aux lèvres de Joconde.


Et s’il fallait, qui sait, expression allusive

Pour ajouter encore à l’adresse incisive

Il osait une œillade ou un geste taquin.


A l’hermétisme feint succède l’ouverture

Exige un faux-semblant, une fraîche imposture

C'est que la bienséance aime le baldaquin


4/1/2014

Itinérances

Lapin Crétin

Lapin Crétin

iTinérances

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sans doute a–t-il voulu, trop espéré peut-être,

D'une histoire sans fin, influencer le cours

Ou porté par le rêve, esquiver le discours

Pour oser l’autre voie et vaincre le paraître.


Il aura tout tenté, sans jamais rien omettre

Les bonds de Nijinski, les appels au-secours

Dans l’impossible espoir d’un modeste concours

Mais le sort a tranché et ouvert la fenêtre.


Conduit au fou désir d’honorer Melpomène

Et malgré cent efforts pour tutoyer l’esprit

Il risquait forcément l’emploi d’énergumène.


Pourquoi s’en attrister, liberté a son prix,

Où siège l’étonnant, le sombre phénomène ?

Au monde des crétins, nul ne sera surpris.


Itinérances

30/12/2013

Le suicide

par décision collatérale

Face au crime parfait
Ni témoin ou mobile,
Et pas de corps défait…
Un auteur fort habile.


Le pourquoi, le comment
On subodore histoire,
On écrit le roman
Le mode opératoire...


C’est ainsi que toujours
Se perdent conjectures
(Intime contre-jour)
Au nœud des forfaitures.


Itinérances
29/12/2013